mardi 27 mars 2018

Mary sue: Les cas controversés






Les exemples purs et simples de Sue ont été faits, et à ce point des analyses, je suppose que vous voyez à peu près de quoi il peut s'agir.

Voici les statistiques finales (avec le nombre de points au test ) des personnages concernés:



Il y en a bien d'autres, évidemment. Voici ceux que je connais:

Frank Miller!Batman
JoeQuesada!Emma Frost (X-men)
"Emo" Lobo, (ou "Edward" Lobo. Et oui l'original est un Stu parodique, ironiquement.)
Kate et Archer dans Robin Hood (version série de la BBC)
Maléfique version Angelina Jolie
Elphaba (Wicked)
Post resurrection!Norman Osborn (Spider-man)
The Being (I am here...now)
Johnny (The room)
Fly (Funky Cops)
Princesse Sissi (version dessin animé)
Superior! Spider-man
Alpha (dans Spider-man, s'il n'est pas parodique)
Zoey (La Maison de la Nuit )
Arya (Eragon)
Elena Gilbert, Stefan et Damon Salvatore (Vampire Diaries)
Annie Ghazikhanian  (X men)
Amadeus Cho (Hulk, enfin disons qu'il y a une forte présomption, mais je n'ai pas le courage de lire ce truc)



mais je ne les ferais que si on me le demande...J'aurais aimé avoir une page utip, où les dons sont financés par de la publicité, mais pour cela il faut être alpha testeur et je ne sais pas comment on en devient un. Donc, restons classique, j'ai une page tipeee:  https://www.tipeee.com/user/lady-knight



En plus des détails propres aux personnages évoqués dans le test, je pourrais aussi vous citer les réactions typiques du public.




 Les Mary Sue  sont souvent crées par les mêmes réflexes d'auteurs et génèrent les mêmes réactions une fois que les lecteurs et spectateurs les connaissent depuis assez longtemps. Si ces conditions là sont réunies aussi alors on peut être certain que le personnage est une Sue, s'il reste encore un doute.

1) Comme les nanars, on ne peut créer une Sue que sans le faire exprès.




L'auteur qui commet cet impair ne connait pas le principe des Mary Sue, ou mal. Une fois qu'on le sait, qu'on est suffisamment renseigné sur le phénomène, on ne peut plus en créer une qu'en le faisant exprès, une Sue parodique donc.



Si on cherche à le faire exprès, mais sans l'intention de parodier et faire rire (ou faire réfléchir), ça perd en spontanéité. D'où la comparaison avec les nanars: bien des réalisateurs de ces mauvais films étaient persuadés de pondre un chef-d'oeuvre, et seul le grand public voit les défauts.



Un nanar volontaire est forcément parodique...et s'il ne l'est pas, ça perd son charme.

N'est- ce pas, Birdemic 2 ?


2)Les auteurs de Mary Sue les prennent très au sérieux.




Les seules Mary Sue qui prêtent à rire volontairement sont les parodiques...



Les autres peuvent déclencher les fous  rires, mais à leurs dépends. On rit avec une Mary Sue parodique et intentionnelle, on rit d'une Sue au premier degré.


L'auteur d'une telle Sue a une haute opinion du personnage (en particulier si c'est son avatar), et peut même se vexer si on adresse une critique à son propos. Et ce que fait une vraie Sue est censé être sérieux: tout ce qui lui arrive est capital pour la survie de l'humanité...du moins dans l'intention de départ. D'où ce décalage parfois gênant entre les réactions que l'auteur veut générer et celles que le public a vraiment.

Réaction souhaitée: que les lecteurs soient eux aussi boulversés
par la révélation.
Vraie réaction: stupéfaits, ils se demandent si on les prend pour des billes pour leur sortir ça après 51 ans.


















Réaction souhaitée des spectateurs: qu'ils pleurent à chaudes larmes



Vraie réaction: ils font la fête comme en 1999, elle s'en va enfin!













Bref, elle manque totalement d'humour et de recul sur elle-même et son créateur aussi.


3) Une Mary Sue énerve prodigieusement 





Peu de gens, en dehors de son auteur, apprécient une véritable Mary Sue. Après suffisamment de temps pour bien la connaître, quand ses défauts sont manifestes; la plupart des lecteurs ou spectateurs, sauf les fans invétérés des premiers jours, ne peuvent plus l'encadrer. On peut toujours trouver les autres personnages et l'histoire de bonne qualité par ailleurs mais la Sue gâche l'expérience considérablement.



Si elle n'est pas modifiée ou écartée du récit à ce stade, sa présence peut faire plonger les ventes, ou l'audience. Autre détail qui ne trompe pas: quelques années après la fin de l'oeuvre, si on en parle à quelqu'un, celle-ci ou celui-ci risque de s'exclamer: "Ah, que [insérer nom] était pénible! J'ai arrêté de regarder (ou de lire) à cause d'elle." C'est souvent le souvenir le plus cuisant pour le lecteur ou spectateur.



4) Et tout le monde est d'accord là-dessus






S'il vous semble qu'un personnage est une Sue et que vous ne l'aimez pas pour cette raison, alors vérifiez sur un moteur de recherches (en associant son nom à Mary Sue): votre avis est sûrement largement partagé, pour peu bien sûr que l'oeuvre concernée soit assez connue.

5) Une vraie Sue rabaisse les autres




C'est la meilleure en tout? OK. Mais pas que: elle est la seule. Tous les autres semblent incompétents et sans talent y compris quand ils ne devraient pas (plus vieux ou expérimentés qu'elle, par exemple). Ou bien si, ils ont des talents, mais semblent ne pas le réaliser et n'arrêtent pas de dire combien la Sue est douée...même si on n'en voit jamais la preuve. Pas d'émulation, la Mary Sue n'est entourée d'autres personnages que pour en être admirée.

6)En live-action, même le comédien interprète en a vite marre




Les acteurs ont plus ou moins de sympathie pour leurs personnages. Cela dépend de si c'est agréable à faire et les interactions que cela vaut avec le public. Parfois celui-ci distingue mal la fiction de la réalité sur ce point et confond l'acteur avec le personnage. Ceux qui jouent des méchants, par exemple, peuvent avoir la mauvaise surprise d'être embêtés, voire harcelés, quand on les reconnait. Les interprètes de Mary Sue, parce qu'ils n'en sont pas les créateurs, voient ses défauts, comme tous les autres. Voilà pourquoi ils n’aiment guère tenir ce rôle peu gratifiant.



Pire, le problème d' assimilation peut vite valoir des soucis au comédien, hué ou harcelé (IRL comme en ligne) par un public excédé.  Kristin Kreuk, Robert Pattinson, et Will Wheaton, les interprètes de Smallville!Lana Lang, Edward Cullen et  Wesley Crusher , sont tous connus pour ne pas avoir aimé leur personnage, avoir parfois quitté leur série par lassitude, et ils ont pu avoir été détestés du public par assimilation.



 Bien qu'ils partagent ce dégoût, ces acteurs ont souvent vu leur carrière  plombée par ce rôle. Les directeurs de casting ont tendance à l'associer au rôle de Sue, et à songer à juste titre que leur visage va faire fuir le public. Kristin Kreuk a quasi disparu, et n'a eu l'occasion de ne tourner que dans deux séries et deux téléfilms depuis 2008.


Will Wheaton n'est pas vraiment connu pour un autre rôle, et joue volontairement des personnages détestables depuis. Les autres, y compris Kristen Stewart (Bella Swan) et Edward Speleers (Eragon), n'ont pas beaucoup eu l'occasion d'être tête d'affiche depuis.


7) Son temps d'exposition est conséquent.



Mary Sue peut être là depuis toujours ou être une petite nouvelle envahissante, et se permettre parfois d'être un personnage dit secondaire? Certes. Mais ne vous y trompez pas: si surdoué soit-il ou elle, un personnage anecdotique ne pourra pas prétendre au titre. Les Sue nous ont à l'usure, après un certain temps (trois tomes pour Bella Swan, par exemple) et une surexposition conséquente. Qui va de soi pour un protagoniste principal, mais au point qu'il ou elle résout à il/elle seul(e ) toutes les crises, sans aide du supporting cast et donnant parfois l'impression que le/la héro/ine est seul(e) au monde. Quand une Sue est censée être personnage secondaire, alors on l' a dit, l'histoire devient son histoire et elle vole insidieusement la vedette au vrai héros (Elle sait rester à sa place ? Ce n'est sûrement pas une Sue). Personnage secondaire toujours, mais vient de débarquer dans une histoire qui a commencé il y a plus ou moins longtemps? Vous allez en manger: elle intervient dans tous les scénarios, connait déjà tout le monde, et tout le monde ne parle plus que d'elle, elle est sur toutes les couvertures, affiches ou pubs, a son spin-off spécial séance tenante...quitte à disparaître tout aussi brutalement. Seule constante, la période de surexposition de la Sue pourra être considérée à posteriori comme brève, mais aura toujours été intense, question saturation.


Mais tout ça n'est pas si simple. ..Certains personnages ont semblé remplir les conditions, et même parfois eu un score élevé  jusqu'à un petit détail final qui   fait s' écrouler l' édifice. Souvent l'absence des réactions précitées, notamment.



Commençons par les protagonistes  qui ont raté la marche. Ben oui: pour mériter le titre,  il faut un parcours sans faute.  De la part de l' auteur d' origine s' entend.



Nadja de l'animé du même nom (2003) semblait remplir pas mal des conditions.



En 1902 au Royaume-Uni, la jolie Nadja Applefield, treize ans, a grandi dans un orphelinat, mais sa mère serait vivante et lui a laissé de précieux items (une broche, une bague, une robe et un carnet de bal sans oublier cette boîte à musique qu’elle rachète par pur hasard). La bague est marquée du sceau des Preminger, famille ducale d'Autriche (et je rappelle que dans l'échelle nobiliaire les ducs sont juste en dessous des princes). En plus de garantir du sang bleu à sa fille, ladite mère, Colette, a cru Nadja morte jusqu'alors mais se révèle un ange de douceur et de bonté qui aime sa fille inconditionnellement.



En plus de cela Nadja parcourt le monde en tant que danseuse de cirque, mais est systématiquement invitée de façon spontanée à tous les bals de la haute société  qui ont lieu, soit dans la vieille robe de sa mère, soit relookée par ses nouveaux amis.




Elle est éprise, et aimée, du jeune noble charmant François Harcourt,  (par ailleurs déjà fiancé)  mais l'aiment aussi Charles (le jumeau de François) qui sera presque tué pour elle, Kennosuke son collègue de cirque, Fernando le gosse de riche insupportable, Oliver le condisciple d'orphelinat , Christian qui a été rencontré en route, bref chaque garçon qui n'a pas vingt ans.



Et Nadja n'en a aucunement conscience! Sa condisciple d'orphelinat Rosemary, elle, sue sang et eau pour accomplir son rêve, sans que rien ne lui tombe tout rôti dans le bec. Elle a même un métier très dur en comparaison (femme de chambre). Voilà pourquoi, même si Rosemary est une antagoniste (elle se fera passer pour Nadja auprès de sa mère, de façon temporaire), elle a souvent eu la préférence du public qui trouvait cette fille qui en bave plus proche de lui.



Alors, pourquoi je trouve que Nadja marche malgré tout sur la corde raide? Primo, elle ne sait pas tout faire: alors qu'elle maîtrisait facilement toute nouvelle danse locale apprise, en Espagne son professeur de flamenco la trouve décidément nulle. Nadja s'entraîne la nuit entière, jusqu'à saigner. D'habitude dans  les animes japonais c'est la solution miracle; ici l'enseignante la trouve toujours aussi médiocre! Heureusement cela suffira pour un spectacle de cirque.



Deuxio, surtout, Nadja décide de ne pas rester auprès de sa mère tant cherchée, et de refuser son héritage ducal. Le dernier bal est le seul où elle est effectivement invitée mais aussi le seul où elle se présente en uniforme d'orpheline. Après avoir rejeté la vie qu'on lui offre, elle court retrouver la troupe et repartir sur les routes!  Comme Rémi, avec ses chiens, elle rejettera la récompense finale. Et puis surtout: Nadja n'énerve personne, mais c'est peut-être faute d'être très connue.



Bloom dans Winx est aussi un exemple entre-deux.




Son passé semble pourtant une check-list des points clés des Sue: elle a été adoptée, est en réalité une fée, vient de la planète Domino dont c'est la dernière survivante (jusqu'à ce qu'elle réveille tous ses habitants) , c'est la fille biologique des souverains qui auraient préféré ne jamais la perdre, le film L'aventure Magique en fait une princesse rebelle, elle a eu au moins trois familiers, elle est la seule au monde  à maîtriser la dangereuse "Flamme du dragon"...Alors, pourquoi pas (vraiment) Sue?



D'abord un seul garçon, Sky, la courtise. De plus, ses parents adoptifs l'ont bien traitée (et ne sont pas morts, pas plus que les biologiques!). Ensuite, les cinq amies de Bloom, les Winx, sont toutes des fées, sont presque toutes des princesses aussi, ont eu le même nombre de familiers, ont toutes un petit ami...Bref, elles sont comme Bloom, et quand tout le monde est exceptionnel, plus personne ne l'est.
 Ça aurait pu faire un effet troupeau gênant, du style pile de Sue comme dans Tara Duncan. 




Mais ici l'effet groupe fait que l'attention se divise et que le but de tout un chacun n'est pas de faciliter leur existence; en fait certains peuvent les détester sans que ça se traduise par des conséquences aussi douloureuses que possible! Bloom vit dans un monde où être une Sue est quasi normal; la série a subi bien des reproches mais personne ne semble être énervé par l’héroïne en titre en particulier. Il est bon de noter que celle-ci maîtrise le feu, mais seulement lui: une Sue à 100% aurait su manipuler tous les éléments, qui sont ici l'apanage de ses amies (les plantes, l'eau, la lumière, la musique et la technologie, respectivement).  Tout n'est pas facile pour Bloom, elle commet des erreurs, a des complexes...

  Enfin ces deux séries évoquées sont destinées à un public d'enfants,  pour qui de tels héros sont quasi normaux.


Kvothe dans la saga de fantasy Le Nom du vent  est à première vue concerné par le problème: il est juste incroyable.


 Il est très intelligent, sa famille se fait massacrer, il entre à l'université ou gagne un titre de maître musicien à un très jeune âge. Il apprend à user du vent comme d'une arme, à tuer un dragon à distance, il a eu plusieurs copines...Oui mais: toute cette histoire est racontée par Kvothe, qui a fini tavernier, pas une façon très brillante de passer sa retraite (tout personnage qui finit mal ou modestement n'est pas une Sue). Il pourrait donc aussi bien être mythomane, et avoir enjolivé voire inventé l'histoire! Tout est affaire d'interprétation.




Laura, dans  Code Lyoko évolution, aurait pu être qualifiée. Code Lyoko évolution, cinquième saison en live-action du dessin animé Code Lyoko n'est lui-même pas une référence, mais un personnage mal amené comme Laura Gauthier le prouve (arrive comme Brynga dans la série d'origine, mais qui elle, ironiquement, était parodique!).



C'est une nouvelle élève (à la cinquième saison, ça part mal...) et meilleure en sciences que Jérémie, le génie qui a pourtant pu piloter XANA de l'extérieur pendant quatre saisons (et le vaincre pour finir).



 Elle tourne autour de ce dernier malgré qu'il aie déjà Aelita, rien n'est jamais sa faute (pourtant c'est le cas), elle devient Lyoko guerrier parce qu' inexplicablement elle ne perd pas la mémoire comme tout le monde, après un retour dans le temps...


Oui mais: les auteurs se sont d'eux -mêmes aperçus que quelque chose clochait; sa mémoire sera effacée puis elle sera exclue du groupe pour cette raison, vingt épisodes après.

Tauriel dans Le Hobbit : La Désolation de Smaug et Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées, deux derniers volets de l'adaptation cinéma de Bilbo le hobbit, a souvent été qualifiée de Sue aussi.



A priori on comprend pourquoi: elle n'existe pas dans le roman, a des liens avec des personnages clés  ( sœur adoptive de Legolas et amoureuse de Kili),


est orpheline par la faute des orcs, n'est pas comme les autres elfes (aventureuse et sans préjugés sur les nains). Mais surtout, surtout, elle semble l'incarnation d'un type de Sue relationnelle (et souvent avatar) très commun dans les fanfics du Seigneur des anneaux: une elfe love interest pour Legolas, normalement célibataire.



Sauf que là: Legolas l'aime-t-il comme on aime une sœur? Ça pourrait bien être le cas puisque Tauriel a été élevée comme telle et, plot twist, elle lui préfère le nain Kili...qu'elle n'obtiendra pas non plus puisqu'il mourra. Tauriel n'a pas été conçue avant tout comme une amoureuse pour Legolas mais comme une présence féminine dans une saga qui en manquait.



Peter Jackson qualifiera cette décision comme  "dépourvue de sentiments" , mais au-delà d'un aspect bassement mercantile, il faut reconnaître que le besoin s'en faisait sentir. L'interprète Evangeline Lilly  dira de Tauriel : " Mettre dans les salles neuf heures de divertissement et ne pas avoir un seul personnage féminin, cela reviendrait à dire aux jeunes filles qui iront voir les films qu'elles ne comptent pas, qu'elles ne sont pas importantes et qu'elles ne peuvent pas jouer un rôle central dans l'histoire. " Tiens donc...Evangeline Lilly  apprécie-t-elle donc son personnage? Ça m'en a tout l'air. On peut rapprocher cette démarche de celle des adaptateurs d'Astérix, avec aussi peu de femmes importantes, mais qui insèrent des personnages féminins forts dans les adaptations au cinéma.



Rey dans la troisième trilogie Star Wars a eu le même problème, à l'époque de la sortie du premier film.


Il suffisait de taper "Mary Sue" sur Google et son visage apparaissait en premier. Toutefois, ce jugement était un peu injuste.


Rey avait la très lourde tâche d'être le personnage central d'une trilogie Star Wars qui n'est ni Luke Skywalker ni Dark Vador, évidemment que certains la verraient comme une intrusion. Déjà, Jaina Solo, fille de Han et Leia dans l'univers étendu, (pardon, Star Wars legends) avait cette réputation pour la même raison.





Et oui, Rey maîtrise la force et les sabres lasers très rapidement comparé à Luke. Mais ça a moins à voir avec le fait d'être surdouée, que celui d'être dans une suite.

On a déjà vu Luke galérer en long et en large pour maîtriser ces techniques, pour le spectateur ça n'a rien d'une découverte, se répéter aurait été lassant. Et personne ne traite jamais Anakin Skywalker/Dark Vador de Gary Stu, en dépit du fait qu'il était déjà capable de gagner des courses de modules à huit ans. Disons que dans l'univers Star Wars le talent attend rarement le nombre des années de façon générale.



De toute façon, Rey est beaucoup moins qualifiée comme telle depuis la sortie du deuxième film. La révélation comme quoi ses parents étaient des gens quelconques, qui l'ont abandonnée volontairement, y a sans doute contribué.



Si Rey avait été liée par le sang à des personnages clés, cela aurait pu contribuer en revanche à une réputation de Sue. Quoique...On parle de Stars Wars là. Où vous pouvez  découvrir que le grand méchant qui vous poursuit et  la jolie princesse que vous  avez sauvée (ou le fermier qui est venu vous chercher) sont respectivement votre père et votre sœur (ou frère), alors que l'univers c'est vaste. Une telle révélation n'aurait donc pas été si inattendue.



Daisy Ridley, l'actrice, semble aussi aimer son personnage et celui-ci paraît  lui avoir valu plus d'éloges que d'ennuis.

De toute façon, l'histoire de Rey n'est pas finie à l'heure actuelle. Le dernier film n'est pas sorti, et porter un jugement sur une oeuvre inachevée est hasardeux. A moins qu'on aie affaire à une histoire très longue, où les détails abondent et permettent effectivement de définir un personnage comme Sue.


Ne jugez jamais à la hâte un protagoniste dont l'histoire ne fait que débuter...le premier d'une longue série de pièges dont je parlerais très bientôt.



Pour le reste, ces personnages sont -ils des Sue? Oui, dans les détails caractéristiques apparents et parfois dans leur score. Non, dans l'exécution, les conséquences pour l'histoire et parfois pour les comédiens interprètes, et l'impression générale dégagée par l'oeuvre.



Alors, le sont-ils, ne le sont -ils pas...? Je ne dirais rien de définitif, sinon que, finalement, la catégorie "borderline" existe apparemment...